1.         La corruption est un sujet de préoccupation commun aux Membres du CAD :

·            elle compromet la bonne gestion des affaires publiques.

·            elle entraîne un gaspillage des ressources, déjà peu abondantes, affectées au développement, que celles-ci proviennent de l'aide ou d'autres sources, publiques ou privées, ce qui a de lourdes conséquences pour l'ensemble de l'économie.

·            elle porte atteinte à la crédibilité des actions de coopération pour le développement, affaiblit le soutien des opinions publiques à ces actions, nuit à la réputation de tous ceux qui oeuvrent en faveur d'un développement durable et discrédite leurs efforts.

·            elle compromet le respect des conditions d'une concurrence ouverte et transparente, fondée sur le prix et la qualité.

2.         C'est pourquoi le CAD est fermement convaincu de la nécessité de lutter contre la corruption par des mesures efficaces de prohibition, coordonnées dans un cadre multilatéral afin d'en garantir la mise en oeuvre harmonisée. D'autres mesures concrètes et appropriées sont également indispensables afin d'assurer la transparence, la responsabilité et l'honnêteté dans l'utilisation des ressources publiques, dans les systèmes des Membres du CAD et dans ceux des pays partenaires, eux-mêmes de plus en plus préoccupés par ce problème.

3.         Dans son action pour combattre la corruption, le CAD reconnaît que la passation des marchés financés par l'aide peut donner lieu à des pratiques de corruption. Parallèlement aux autres efforts déployés pour lutter contre la corruption, le CAD exprime, par la présente déclaration, sa ferme volonté d'oeuvrer à l'élimination de toute forme de corruption dans les marchés financés par l'aide.

4.         En conséquence, le CAD recommande que les Membres introduisent, dans les procédures régissant la passation des marchés financés par l'aide bilatérale, des dispositions anti-corruption ou en exigent l'introduction. Les travaux engagés à cet effet devront être coordonnés avec les autres activités entreprises, à l'OCDE et ailleurs, pour vaincre la corruption, et réalisés en collaboration avec les pays bénéficiaires. Le CAD recommande également à ses Membres d'assurer une bonne mise en oeuvre de leurs dispositions anti-corruption et de rappeler aux institutions internationales de développement dont ils sont membres, l'importance d'une bonne mise en oeuvre des dispositions anti-corruption prévues par leurs règles de fonctionnement.

5.         Le CAD fera le point, un an après son adoption, des suites données à la présente recommandation.

6.         Les Membres du CAD collaboreront étroitement avec leurs partenaires en développement afin de libérer de toute corruption tous les efforts de coopération pour le développement.