LE CONSEIL,

VU l'article 5 b) de la Convention relative à l'Organisation de coopération et de développement économiques, en date du 14 décembre 1960 ;

VU le Rapport final de la Conférence des Nations Unies sur le tourisme et les voyages internationaux, tenue à Rome du 21 août au 5 septembre 1963 ;

VU le Rapport du Comité du tourisme du 13 avril 1965 [C(65)40] ;

CONSIDÉRANT le rôle important que joue le tourisme dans les économies nationales, notamment en suscitant une diversification des activités économiques, en créant de nouvelles possibilités d'emploi et en procurant des recettes en devises ;

CONSIDÉRANT que le développement du tourisme est susceptible de renforcer les économies des pays en voie de développement ;

CONSIDÉRANT le rôle que le tourisme exerce sur le plan social, éducatif et culturel et la contribution importante qu'il apporte à une meilleure compréhension entre les peuples ;

RECOMMANDE aux Gouvernements des pays Membres, dans le cadre de leur politique et de leurs programmes économiques :

1.         de stimuler et de coordonner les activités nationales en matière de tourisme par l'intermédiaire d'organismes nationaux de tourisme disposant des pouvoirs et des ressources nécessaires pour agir efficacement ;

2.         de s'efforcer d'obtenir, par l'intermédiaire de leurs organismes nationaux de tourisme, une prise de conscience, par la population des pays Membres, de l'importance du tourisme et un large appui pour le tourisme dans l'opinion publique ainsi que dans les milieux gouvernementaux ;

3.         de prendre toutes mesures appropriées afin d'assurer la conservation et la protection des éléments de leur patrimoine naturel, historique et culturel qui présentent une grande valeur pour le tourisme ;

4.         d'encourager et de faciliter les voyages, notamment les voyages à des fins éducatives, scientifiques, culturelles ou sportives ;

5.         d'empêcher, dans le domaine du tourisme, toute action discriminatoire fondée sur des motifs d'ordre économique, politique, religieux ou racial ;

6.         d'accorder des facilités et des encouragements aux projets concernant la construction, l'agrandissement ou la modernisation des hôtels et autres moyens d'hébergement touristique ;

7.         d'encourager l'établissement de tarifs de transports plus bas pour les touristes, compte tenu des exigences d'une gestion économiquement saine des entreprises de transports, publiques et privées ;

8.         de mettre à l'étude, s'ils le jugent opportun, une réglementation adéquate de la création et du fonctionnement des agences de voyages, par voie législative ou par discipline librement consentie par ces agences ;

9.         d'examiner attentivement le problème de l'étalement des vacances en étroite coopération avec les milieux de l'enseignement, les organisations syndicales patronales et ouvrières et les différentes branches de l'industrie touristique et de coordonner, dans toute la mesure du possible, leur action dans ce domaine avec celle des pays Membres voisins ;

10.        d'accorder une assistance technique accrue aux pays en voie de développement dans le domaine du tourisme, soit par voie bilatérale, soit par voie multilatérale, en vue de la mise en valeur du potentiel touristique de ces pays et du développement de leur équipement touristique ;

11.        de n'instituer aucun impôt spécial frappant les touristes étrangers ou les nationaux se rendant à l'étranger.